Vilain défaut

le blog curieux d'une rêveuse-voyageuse...

12 novembre 2008

Yes, he could

NYC2008_210Oui, oui, je sais, je déserte ce blog et cette note vient très longtemps après le moment où on était en droit de l’exiger. Réactivité à l’information, voilà bien une qualité que ce blog n’a pas, ces temps-ci – l’a-t-il jamais eu ? Il est permis d’en douter.
Mais, d’abord, j’ai travaillé. Ça arrive assez rarement, certes, mais parfois, tout de même, je suis censée travailler. En l’occurrence je suis allée le faire dans cette ville où Barbara trouve les roses si belles, à Göttingen, à Göttingen. Eh bien laissez-moi vous dire qu’en automne, point de roses à Göttingen, ni de quoi que ce soit d’ailleurs. Göttingen, ton nom est désert. Et puis j’ai donné asile à de malheureux virus qui avaient besoin d’un toit pour quelques jours, je suis comme ça, moi, j’ai bon cœur. Mais ces bêtes-là, ça vous cause du souci ! Et puis v’là-ty pas qu’ils sont passés à mon ordinateur, contagion homme-machine, la grippe aviaire c’est de la gnognotte à côté, on nous cache tout on nous dit rien, croyez-moi.

Bref.

Maintenant débarrassée de mes hôtes et avec, béni soit le saint des ordinateurs, une connexion internet à toute épreuve, me revoilà, pour parler un instant de Barack.

J’ai eu la chance d’assister à un petit bout de campagne électorale américaine, et la malchance de tomber dans un moment plutôt creux. Certes, c’est alors que Sarah Palin fut nommée et que la presse commença à sortir tout ce qu’elle pouvait de boueux sur elle. D’ailleurs, je ne sais pas qui l’a choisie chez les Républicains, mais celui-là a du vivre, et doit vivre encore, de bien mauvais moments.

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photo A.B.

Certes, partout on trouvait des gadgets électoraux, Nicolas Sarkozy en ferait une attaque. Tasses aux couleurs des uns et des autres, biscuits militants, poupées en plastique, carnets, badges (les vendeurs de badges étant soit des inconditionnels d’Obama, soit des gens sachant très bien où se trouvent leur intérêt), jeux et puzzle, jusqu’à un casse-noix de très bon goût représentant Hilary – et après, on va nous dire que les Américains sont pudibonds et féministes, ha !
D’ailleurs, je cédai moi-même aux sirènes du marketing électoral triomphant et ramenai de charmantes babioles.

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(les democrat snacks sont assez chimiques)

Mais ce n’était déjà plus l’excitation folle de la fin des primaires, et pas encore l’emballement de la fin de campagne. Pas encore non plus le probable désenchantement de janvier.
A Harlem, beaucoup de gens arboraient un badge Obama. A Philadelphie, c’était plus frappant encore : nous avions quitté Manhattan la chic et sophistiquée pour une plongée dans une ville qui, pour être charmante, n’en est pas moins beaucoup plus provinciale et pauvre. Obama était partout : sur les étals des vendeurs de badges, aux fenêtres, sur les stands des militants démocrates, dans les sourires des jeunes gens qui tentaient de nous arracher une signature dans ce qui semblait être une campagne de collecte de promesse de vote – mais nous n’avons pas vraiment compris, sorry, we are french, we don’t vote here. Beaucoup de sourires et d’espoirs autour d’Obama, ça oui, et pas que chez les Noirs, et des Républicains infiniment plus discrets, alors que se déroulait la convention où Sarah Palin faisait ses premières apparitions et ses premiers succès. Nous n’étions pas dans la bonne ville, dans les bons quartiers. Et peut-être l’engagement Républicains était-il moins fort que pour ce candidat jeune, séduisant, et noir ! Peut-être les Républicains sont-ils tous simplement gens plus réservés.

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Ce n’était pas non plus l’euphorie qui a du prendre les Etats-Unis dans la nuit des élections. C’était un moment de creux. Un moment où on pouvait se contenter de récupérer du matériel de campagne, et s’affoler un peu de la place que prenaient les enfants Obama dans l’argumentaire électoral – regardez comme elles sont mignonnes ! Si on ne devrait pas voter pour leur papa, hein ! (à dire avec la voix sucrée de circonstance). S’offusquer un peu qu’un candidat doive à ce point justifier de son engagement dans sa paroisse – quelle que soit la religion, il en faut une. Se dire que décidément, les Américains ne sont pas comme nous, eux qui font d’Obama un socialiste avec des frissons dans la voix. Regarder un peu le programme, et espérer qu’il sera tenu, un peu : s’occuper des classes moyennes, préserver l’emploi, réunifier le pays. Se croire un moment concernée vraiment par ce programme. Rire encore à l’évocation du Fabuleux Destin de Barack Poulain : enfant modèle, venu d’une famille modèle même si divorcée, melting-pot modèle, étudiant modèle, membre modèle de sa communauté, soooo helpful, sénateur modèle qui refuse l’argent des lobbyistes dans une posture digne et définitive (vous le voyez bien, là, le Barack, dos bien droit, menton dressé, yeux fermé, main repoussant les viles corrupteurs ?), époux modèle, père modèle, avec des valeurs (ah, les valeurs ! mot formidable qui ne dit rien et sert à tout) : compter sur soi-même, aimer son pays, traiter ses voisins comme on aimerait qu’ils nous traitent.

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à Philadelphie - photo A.B.

Oui, c’était un bon moment finalement, pour voir ces élections. Un moment calme et frissonnant, l’œil du cyclone.

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28 octobre 2008

« Please stand clear of the closing doors ! »

Je sais, ça fait maintenant bien plus d’un mois que j’avais promis d’autres billets et d’autres photos sur New York, mais que voulez-vous… parfois les souvenirs sont submergés par le nouveau, parfois aussi ils ont besoin d’un peu de temps pour s’ordonner.
Et puis à force d’entendre parler matin midi et soir des élections américaines comme si on y participait aussi – je travaille chez moi avec la radio, France Inter power ! (oui, je suis prof) – j’ai eu envie de remettre ici quelques photos, à commencer par les rares que j’osai prendre dans le métro.

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photo A. B.

Amis parisiens, ne vous avisez plus jamais de vous plaindre de notre délicieux métropolitain. Oui, il est plein comme un œuf et même pire sur de nombreuses lignes. Oui, certaines rames ne sont toujours pas climatisées. Oui, c’est le réceptacle des misères urbaines que vous n’avez pas envie de voir. Oui, il y a parfois des demandes plus ou moins aimables de patienter merci pour régulation de trafic qui vous tombent dessus pile quand vous êtes en retard. Oui.

Le métro new-yorkais est vaste, climatisé, d’une propreté surnaturelle. Mais d’abord, le réseau est compliqué à comprendre, un complot pour repérer les touristes obligé de sortir guide et plan. Plusieurs lignes ont la même couleur, toutes les lignes sont des hydres qui desservent deux ou trois destinations à chaque extrémité, certains trains sont local, d’autres express – ils suivent le même trajet mais ne s’arrêtent pas partout. Pratique, oui. A condition d’habiter sur l’arrêt express. J’ai la prétention de ne pas être totalement blonde, et pourtant c’est seulement à la fin de mon deuxième séjour que j’ai eu l’impression de maîtriser un tant soit peu le fonctionnement de la bête. Bête dont le conducteur se trouve dans le wagon du milieu, mais comment peut-il conduire ?

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Il y a un charme géométrique dans les stations de métro qui me ravit ; j'ai l'impression de devenir un petit bout de Mondrian

Et puis la clim’, c’est bien gentil, mais seules les rames sont rafraichies. Donc sur le quai, vous profitez dans la joie et la bonne humeur de la température tropicale de l’été, encore augmentée par les rejets brûlants des climatiseurs. En somme, le métro est un sauna involontaire et fort désagréable. Transpirez, tremblotez. Transpirez, tremblotez.
Les couloirs sont archaïques, sales, les fuites sont partout. Pas de clochards, mais les rats sont chez eux. On a parfois l’impression d’une archaïque modernité, d’un métro qui s’harmonise avec les plus anciens gratte-ciel sans suivre le mouvement des nouveaux, vertigineux même d’en bas. Les wagons sont larges, certes, mais heureusement, car parfois un obèse joue les équilibristes au milieu du wagon et vous commencez à craindre un peu pour vos genoux – le monsieur s’est finalement révélé fort habile, mais vous êtes une hypocondriaque doublée d’une pessimiste.

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photo A. B.

Pas de musique ou presque ; sauf le jour de la tempête Hanna, et probablement parce qu’ils ne pouvaient plus jouer dehors, où nous avons croisé un groupe de jazz fabuleux, quelques cuivres et des percussionnistes sur barrils de récupération. Le soir nous avons recroisé le saxophoniste, seul sur le quai, un air mélancolique, la résonnance du sous-sol.

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photo A. B.

Le métro est finalement à l’image de la ville : net de toute misère humaine, de tout déchet. Point de SDF dans nos promenades manhattaniennes, sauf dans ce Lower East Side où ils sont tous rassemblés, incongrus, effrayant presque tant on en a perdu l’habitude en quelques jours. Dans les squares, sur les trottoirs, devant les restaurants, les hôtels, les boutiques vintages branchées, ils s’endorment. Ils se rappellent au bon souvenir du touriste, forcément roi du pétrole, et des jeunes gens hype, fêtards jusqu’au bout de la nuit. Bien sûr, la pauvreté est visible aussi dans Harlem, mais pas ce dénuement. La misère existe aussi dans le Bronx, mais nous avons préféré ne pas y mettre les pieds.

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Le métro de Washington est encore pire: les stations sont toutes construites sur le même modèle, une architcture grise à la lumière jaunâtre, des loupiotes qui clignotent sur le bord du quai quand la rame arrive, c'est propre, net, on a l'impression de ne pas avancer, d'être coincé à Gattaca, c'est affreusement oppressant.

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Alors on prend des taxis, des tas de taxis jaune, pas cher, parfois entourloupeurs (my accent is not good), tchatcheur, en français, en anglais pas plus good accentué que le mien – mais nos accents ont toujours refusé de coopérer. Le rêve new-yorkais, définitivement, ce n'est pas ce métro moche et peu engageant, mais ce taxi individuel, bon marché, efficace, pullulant.

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C’est tout de même dans le métro que l’on croise les seuls couples s’embrassant – des Noirs ou des Latinos le plus souvent – qui ne font pas les choses à moitié. Dans l’Amérique puritaine, c’est rien ou tout.

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12 septembre 2008

Big Apple

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Je n’avais encore jamais souffert du jet-lag. J’en entends qui ricanent au fond : non, je ne suis pas allée qu’en Allemagne.
Alors, six petites heures de rien du tout, hein, finger in the nose.

Ben non. En plus, il pleut.

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soooo wild wild west, isn't it?

Car oui, j’ai passée quinze jours de fabuleuses vacances de l’autre côté de l’Atlantique, à New York. Qui, comme chacun sait, est surnommée la grosse pomme, fruit défendue qu’Eve croqua parce que Curieuse (et un peu poussée par le serpent), donc destination logique pour un Vilaindéfaut. Capillotracté ?
(c’est juste parce que j’adore ce mot)

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J’ai en effet la chance d’être dotée de deux ou trois choses qui rendent la vie plus belle, et que vous seriez bien avisés de chercher aussi :

-des amis géographes. Le géographe est bon vivant, sociable, il aime rire, boire et chanter (pourquoi diable cette phrase sonne-t-elle à mon oreille comme du mauvais Dalida?), voyager aussi, et a soin de choisir des terrains d’étude exotiques ou un métier à la Jack Bauer.
-des amis pas géographes mais qui ont eu la bonne idée de choisir un sujet plus funky qu’Erfurt. En même temps, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même si personne ne vient me voir en Thuringe…
-des copines prêtes à partir au bout du monde en trente secondes après une soirée trop arrosée (de thé) et des copains prêts aussi sec à accueillir deux folles, à les guider, les supporter, les conseiller, les supporter, les présenter à des gens sympas, les supporter. Impossibles, nous ? Certainement pas. Mais notre folie commune pour les chaussures, les diamants (ah ! Tiffany…), les vêtements, les barrettes, les chapeaux, peut-être un peu, oui. Surtout pour un garçon.

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Car oui, les Etats-Unis sont un pays en guerre.

Alors en vrac et en attendant des billets un peu plus précis, je suis partie avec quatre livres (j’aime avoir le choix) que je n’ai pas ouverts et celui en cours que j’ai péniblement fini. Ils sont contents, ils ont vu du pays, et même ils se sont fait de nouveaux copains. J’ai envoyé les dernières cartes postales de France, tellement j’ai mal géré les timbres. Je n’ai presque pas eu d’ampoules. Je n’ai pas compté les kilomètres, ni les hot-dogs. Finalement, j’adore les burgers, surtout dans un grand hôtel. On n’a pas eu le temps de prendre le thé au Walscott, pour la prochaine fois ! La dernière fois, j’avais eu une tempête de neige, là j’ai eu la frange d’une tempête tropicale, Hanna, c’est impressionnant. Beau aussi. Mais gênant pour le promeneur. J’ai papoté avec des chauffeurs de taxi, des vendeurs de jean, des vendeurs de badges, des jeunes militants pour Obama, des mémés. J’ai vu Sarah Palin à la télé, elle est forte. J’ai croisé George. Hélas, pas lui, mais W. J’ai vu des couchers de soleils somptueux à Washington, le soleil sur la baie de l’Hudson, le brouillard sur New York, et les lumières de la ville. J’ai bu des litres de thé au Starbucks. J’ai été refoulée de restos trop top à la mode méga hype et bondés pour atterrir dans de mignons restos. J’ai découvert ce qu’était un restaurant bruyant, d’ailleurs, pour la première fois de ma vie je suis ressortie après cinq minutes. Imaginez une petite salle, deux couples égarés et des tablées de filles américaines hurlant, piaillant, haïeeeeeeeeeeee ! oh so cuuuuuuuuute !!!! et autres oh myyyy gooooood !!!!!!!!!!!!!!

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my absolute favorite : le Chrysler Building

J’ai aussi fait de gros progrès en calcul mental. A l’addition classiquement divisée entre les mangeurs (qui a pris ce *µµµ$*$m$pâkgcL de ryoshuku minga ?)(oui on a mangé japonais aussi), il faut ajouter la taxe (à diviser aussi, idéalement au prorata des consommations, mais vient un moment où l’idéal, on l’oublie) et enfin le pourboire. Car aux Etats-Unis, les serveurs sont à peine payés. C’est au client de payer, en fonction de son appréciation (sachant que c’est quand même faussé, car il est impensable de ne rien laisser, même si ce fut lamentable, c’est minimum 10%). Du coup, après force sourires d’un serveur pas toujours subtil et dans les yeux duquel vous ne voyez ni courtoisie ni sympathie, mais des dollars façon cartoon, il faut encore s’escrimer à calculer combien vous voulez laisser (10%, 15, 18, 20% ?), avec un ami qui vous rappelle que quand même, c’est New York, on laisse plus (à ce stade ma logique, déjà défaillante, est partie très loin et n’est plus jamais revenue : sachant que le client doit payer en fonction de son appréciation, si c’est mauvais, déjà qu’il faut laisser 10% parce que c’est comme ça, pourquoi encore monter à 15% parce que c’est New York ? (C’est là que mes origines bouseuses et rétives aux usages de la grande ville remontent)) – d’autant que l’ami en question compte bien y revenir, dans ce resto –, à le répartir entre les convives (et là croyez-moi l’idéal il est très très loin, vous faites ça à la louche et qu’on en finisse), à trouver la monnaie ou à s’arranger, à remplir le reçu de blue card (qui n’existe pas au US, ici c’est credit ou debit et si t’as que debit*,t’es trop un looser de pauvre) en complétant la ligne pourboire sans se tromper, sans raturer, et sans faire des 1 qui ressemble à des 7.

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Heureusement, les gourmands sont à la fête. Pas vraiment low fat, mais le cheese-cream, les hot-dog et les burgers, le cheesecake, les bagels, les muffins, les carrotcakes, le pumpkins loan de chez Starbucks… Et on boit du bon thé glacé partout. Rien que pour cette invention, God bless America.

Et puis il a fallu rentrer, après une orgie de musées, d’architecture vertigineuse, de mélange de gens, de couleurs, un métro tout pourri et du jazz, avec dans les bagages en plus et à deux : trois paires de chaussures, cinq livres, un chapeau à voilette, des barrettes et boucles d’oreilles en plumes, deux ou trois étoles, des tableaux rétro, de vieilles partitions de Broadway, des cartes postales, 800 photos au bas mot, de la space food, des tonnes de tasses, des crèmes et des mascaras, pas de diamant, des ongles (pieds et mains) manucurés femme fatale, une mappemonde fabriquée à Chicago entre 1945 et 1947, des democrats snacks, un badge « teacher power » et la photo des toilettes de Ralph Lauren – enfin, de son magasin.

C’était bien. Merci A., merci M., merci O.

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*Comme en Allemagne (EC-Karte et Credit-Karte), il y a la carte pour retirer et payer avec les sous qu’on a sur son compte, et la carte pour payer avec des sous qu’on n’a pas forcément mais c’est pas grave, vive les intérêts. Et la carte à puce, oubliez. La plupart du temps c’est la bande magnétique qui compte, vive la sécurité.

Posté par vilaindefaut à 13:44 - deci-delà - Commentaires [13] - Permalien [#]
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