18 mars 2009
27-96
« Feuillantines ! Rue des Feuillantines habitait Victor Hugo, et puis c’est là-aussi que vivait Bécassine, la cousine de Séverine, Rubigine, Justine, Léontine…
Gay-Lussac ! Pour el centre de la mer, pour le ceeeeeeeeeentre de la mer, Gay-Lussac messieurs-dames, pour le ceeeeeentre de la mer !
Rue St jacques ! Au n°9, un copain d’enfance, Picasso, avec qui je dessinais en 1952. »
Et jusqu’à Saint-Michel, c’est un chauffeur hilare, mi-printemps des poètes mi-bus à touristes (« à votre droite, la Sorbonne, à votre droite, hein, pas à gauche, not on your left ! »), et des passagers pour l’essentiel enjoués. L’humour n’est pas très fin sans doute, mais notre bus est ce bien meilleure humeur que les autres, c’est sûr, et de meilleure humeur aussi que ces policiers qui arpentent le Boul’Mich par groupes de dix, en rang par deux, en bel uniforme, sur le trottoir de gauche, dans le sens de la circulation.
Changement de bus, changement de chauffeur.
Des petits vieux très chics.
« Vous allez à Châtelet ? » « Je vais au BHV, je descend où ? »
« -Bonjour, messieurs-dames ».
Héhé.
Un bus-escargot, des policiers à la place des touristes devant la fontaine St-Michel, et les cars de CRS bleu rutilant, toujours aussi bien alignés devant la préfecture, comme des petites autos qu’on ne dérangerait jamais. C’est « un officiel » qui dérange toute la circulation, mais lequel ? Je crois reconnaître les drapeaux du Liban. Plus exactement, je crois reconnaître un cèdre sur les drapeaux qui ornent la mairie.
C’est bien le président libanais, entre Premier Ministre et Sénat.

