20 mars 2008
Huit monologues de femmes
Barzou Abdourazzoqov, 2007
Huit textes brefs, huit autoportraits de femmes qui se sont réunies et se racontent, dans l’urgence et la tristesse.
Il y a la mère de famille abandonnée, la haut fonctionnaire qui passe à côté des siens, la prostituée, la femme chassée par sa famille et son village, la mère éplorée, qui dessinent une société traditionnaliste et fermée, d’alcoolisme, de misère, une société brisée qui tient par ses femmes.
J’aime bien la littérature de l’ex-URSS, sa noirceur et aussi son humour, souvent absurde, un peu absent ici.
Mais j’ai trouvé l’écriture un peu trop semblable sans doute d’un portrait à l’autre. Je n’ai pas complètement adhéré au style, qui se veut reflet de l’oral mais est parfois un peu affecté. Malgré tout, j’ai plutôt aimé ce voyage en Asie centrale.
La critique de Sylire ici.

